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Indemnité de départ à la retraite 2026 : calcul

Estimez la prime de départ à la retraite que vous verse l'employeur, selon votre salaire et votre ancienneté. Deux cas : départ volontaire (à votre initiative) ou mise à la retraite (à l'initiative de l'employeur).

Réponse rapide

Départ volontaire : l'indemnité légale dépend de l'ancienneté — 0,5 mois de salaire (10 à 15 ans), 1 mois (15 à 20 ans), 1,5 mois (20 à 30 ans), 2 mois (30 ans et plus). Rien en dessous de 10 ans, sauf convention.

Mise à la retraite par l'employeur : l'indemnité est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, soit ¼ de mois par an jusqu'à 10 ans, puis ⅓ de mois par an au-delà.

Plus avantageux entre : moyenne des 12 derniers mois OU moyenne des 3 derniers mois (primes annuelles au prorata).

Années20
Mois0

Total : 20.00 années dans l'entreprise.

Indemnité légale de départ volontaire
3 750 €
Salaire de référence2 500 €
Ancienneté totale20.00 ans
Palier d'ancienneté20 à 30 ans
Mois de salaire (barème D1237-1)1,5 mois
Fiscalité (indicatif 2026)

Départ volontaire (hors plan de sauvegarde de l'emploi) : l'indemnité est imposable sur le revenu en totalité et soumise aux cotisations sociales.

Montant minimum légal (Code du travail). Votre convention collective ou votre contrat peut prévoir un montant supérieur — c'est toujours le plus avantageux qui s'applique.

Départ volontaire ou mise à la retraite : deux calculs différents

Le mode de calcul de la prime de fin de carrière dépend entièrement de qui prend l'initiative du départ. Si c'est vous qui choisissez de partir (départ volontaire à la retraite), l'indemnité suit un barème par paliers d'ancienneté fixé à l'article D1237-1 du Code du travail. Si c'est l'employeur qui vous met à la retraite, la loi impose une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, généralement plus élevée pour une longue carrière.

À retenir : pour un départ volontaire, il faut au moins 10 ans d'ancienneté pour ouvrir un droit légal. La mise à la retraite, elle, suit le même seuil que le licenciement (8 mois d'ancienneté) et le calcul ¼ + ⅓ de mois par année.

Le salaire de référence retenu

Dans les deux cas, le salaire de base du calcul est le plus avantageux entre la moyenne mensuelle des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois (avec, sur ces 3 mois, les primes annuelles ou exceptionnelles comptées au prorata). On part toujours du salaire brut.

Fiscalité : un traitement opposé

La différence ne s'arrête pas au calcul. L'indemnité de départ volontaire (hors plan de sauvegarde de l'emploi) est imposable sur le revenu en totalité et soumise aux cotisations. À l'inverse, l'indemnité de mise à la retraite est partiellement exonérée : la fraction exonérée correspond au plus élevé de trois montants (montant légal/conventionnel, 50 % de l'indemnité, ou 2 fois la rémunération brute de l'année précédente), dans la limite de 5 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (240 300 € en 2026).

Pensez à vérifier votre convention collective : elle prévoit souvent une indemnité supérieure au minimum légal. C'est le montant le plus favorable qui s'applique.

Questions fréquentes

Quel est le barème de l'indemnité de départ volontaire à la retraite ?
Lorsque le salarié part de lui-même, l'indemnité légale dépend de son ancienneté (art. D1237-1 du Code du travail) : 0,5 mois de salaire de 10 à 15 ans d'ancienneté, 1 mois de 15 à 20 ans, 1,5 mois de 20 à 30 ans, et 2 mois à partir de 30 ans. En dessous de 10 ans d'ancienneté, aucune indemnité légale n'est due (sauf disposition plus favorable de la convention collective).
Comment se calcule l'indemnité de mise à la retraite par l'employeur ?
Quand c'est l'employeur qui décide la mise à la retraite, l'indemnité est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans. Exemple : pour 20 ans d'ancienneté et 2 500 € de salaire, cela donne (2 500/4 × 10) + (2 500/3 × 10) = 6 250 + 8 333 = 14 583 €.
Quel salaire de référence prendre en compte ?
On retient le montant le plus avantageux pour le salarié entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois précédant le départ (les primes et gratifications annuelles ou exceptionnelles versées sur ces 3 mois sont alors comptées au prorata).
L'indemnité de départ à la retraite est-elle imposable ?
Cela dépend du cas. Le départ volontaire (hors plan de sauvegarde de l'emploi) est imposable sur le revenu en totalité et soumis aux cotisations sociales. La mise à la retraite à l'initiative de l'employeur est partiellement exonérée : exonérée à hauteur du plus élevé entre le montant légal ou conventionnel, 50 % de l'indemnité, ou 2 fois la rémunération brute de l'année précédente, dans la limite de 5 fois le plafond de la Sécurité sociale (240 300 € en 2026).
La convention collective peut-elle prévoir plus que le minimum légal ?
Oui. Beaucoup de conventions collectives (et certains accords d'entreprise ou contrats) prévoient une indemnité de départ à la retraite supérieure au minimum légal. C'est toujours le montant le plus favorable au salarié qui s'applique. Vérifiez votre convention collective avant de retenir un chiffre définitif.
Quelle ancienneté minimale pour toucher une indemnité ?
Pour un départ volontaire, il faut au moins 10 ans d'ancienneté pour ouvrir droit à l'indemnité légale. Pour une mise à la retraite décidée par l'employeur, le seuil est le même que pour le licenciement : 8 mois d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise.

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Estimation à titre indicatif (barème légal 2026). Le montant définitif dépend de votre convention collective, de votre ancienneté exacte et de votre salaire de référence. Ne se substitue pas à un calcul de l'employeur ou d'un conseil.