Trimestres retraite 2026 : combien pour le taux plein
Indiquez votre année de naissance pour connaître le nombre de trimestres requis pour partir à taux plein. Saisissez vos trimestres déjà acquis et le calculateur vous dit combien il vous reste à valider.
Réponse rapide
En 2026, il faut 169 à 172 trimestres pour la retraite à taux plein, selon votre année de naissance : 169 trimestres pour 1962, 170 pour 1963 et 1964, 170 ou 171 pour 1965 (seuil au 1er avril), et 172 trimestres dès la génération 1966.
Quoi qu'il arrive, le taux plein devient automatique à 67 ans, sans décote, même sans tous vos trimestres. Ces valeurs tiennent compte de la suspension de la réforme 2023 (LFSS 2026).
Pour 1965, le seuil bascule au 1er avril : né avant = 170 trimestres, à partir d’avril = 171.
Indiqué sur votre relevé de carrière (info-retraite.fr). Sert à savoir combien de trimestres il vous reste à valider.
La LFSS 2026 (loi du 30 décembre 2025) gèle l’allongement de la durée d’assurance pour les générations 1964 à 1968. Le barème ci-contre intègre cette suspension (départs à compter du 1er septembre 2026).
Renseignez vos trimestres déjà acquis (à gauche) pour savoir combien il vous reste à valider — ou si vous avez déjà atteint le taux plein.
Voir le barème par génération (2026)
| Année de naissance | Trimestres requis |
|---|---|
| 1961 (sept.–déc.) | 169 |
| 1962 | 169 |
| 1963 | 170 |
| 1964 | 170 |
| 1965 (janv.–mars) | 170 |
| 1965 (avril–déc.) | 171 |
| 1966 | 172 |
| 1967 | 172 |
| 1968 | 172 |
| 1969 et après | 172 |
Estimation indicative pour le régime général (salariés du privé). Ne couvre pas la fonction publique, les régimes spéciaux ni le montant de la pension. Pour un relevé officiel, utilisez info-retraite.fr.
Trimestres requis : le barème par génération
Pour partir à la retraite à taux plein (sans décote), il ne suffit pas d'atteindre l'âge légal : il faut aussi avoir validé un certain nombre de trimestres, appelé durée d'assurance. Ce nombre augmente avec les générations, de 169 trimestres (nés en 1962) à 172 trimestres (nés à partir de 1966), soit l'équivalent de 42 à 43 années de cotisation.
La réforme de 2023 prévoyait d'accélérer cet allongement, mais son volet « durée d'assurance » a été suspendu par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Résultat : les générations 1964 à 1968 obtiennent le taux plein avec un peu moins de trimestres que ce qui était initialement programmé. Le calculateur ci-dessus applique le barème en vigueur après cette suspension.
À retenir : la génération 1965 est la seule où le mois de naissance compte (170 trimestres avant avril, 171 à partir d'avril). À partir de 1966, le chiffre est figé à 172 trimestres pour toutes les générations suivantes.
Trimestre cotisé : combien faut-il gagner ?
Un trimestre de retraite n'est pas une durée de travail mais un montant de revenu soumis à cotisations. En 2026, valider un trimestre suppose d'avoir cotisé sur l'équivalent de 150 fois le SMIC horaire ; on en valide au maximum 4 par année civile. Il est donc possible de valider une année complète (4 trimestres) en quelques mois de salaire correct, ou au contraire d'en valider moins de 4 avec des revenus faibles ou une activité partielle.
À côté des trimestres cotisés, certains événements donnent des trimestres assimilés (chômage indemnisé, maladie, maternité, service national) ou des majorations (jusqu'à 8 trimestres par enfant pour la mère, trimestres pour congé parental). Ils comptent dans votre durée d'assurance totale, celle à comparer au barème ci-dessus.
Décote, surcote et taux plein automatique
S'il vous manque des trimestres au moment du départ, votre pension subit une décote : moins 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, de façon définitive. À l'inverse, travailler au-delà de l'âge légal une fois le taux plein atteint ouvre droit à une surcote qui majore la pension.
Deux portes de sortie sans décote, même sans tous vos trimestres : attendre d'avoir validé la durée d'assurance requise, ou atteindre 67 ans, âge du taux plein automatique pour toutes les générations.
Exemple pas-à-pas : née en juin 1965 avec 150 trimestres
Prenons Nadia, née le 12 juin 1965, qui lit « 150 trimestres » sur son relevé de carrière. Voici exactement ce que fait le calculateur, étape par étape.
Étape 1 : trouver le palier. Née en 1965 après le 31 mars, Nadia relève du palier « avril-décembre 1965 » : 171 trimestres requis. Née le 20 mars au lieu du 12 juin, il ne lui en aurait fallu que 170 : trois mois d'écart de naissance, un trimestre de cotisation en plus.
Étape 2 : convertir en années. 171 divisé par 4 donne 42 ans et un reste de 3 : le barème équivaut à 42 ans et 3 trimestres de cotisation, c'est ce qu'affiche l'outil sous le chiffre principal.
Étape 3 : les trimestres manquants. 171 requis moins 150 acquis = 21 trimestres manquants, soit 5 ans et 1 trimestre. Comme on ne valide jamais plus de 4 trimestres par année civile, il faudra au minimum 6 années civiles entamées pour les obtenir (5 années pleines à 4 trimestres = 20, plus 1).
Étape 4 : les deux issues. Si Nadia part quand même avec 21 trimestres manquants, la décote est plafonnée à 20 trimestres : 20 × 1,25 % = 25 % de minoration définitive sur sa pension. Sinon, elle atteint 67 ans en juin 2032 : taux plein automatique, sans décote, même avec 150 trimestres.
Les pièges à éviter
- Comparer vos seuls trimestres cotisés au barème. Le chiffre à comparer aux 169-172 requis est la durée d'assurance totale : trimestres cotisés + assimilés (chômage indemnisé, maladie, maternité, service national) + majorations (jusqu'à 8 par enfant pour la mère). Beaucoup se croient à 10 trimestres du compte alors que leurs majorations enfants comblent déjà l'écart.
- Croire qu'avoir tous ses trimestres suffit pour partir. Il faut AUSSI avoir atteint l'âge légal de sa génération (62 ans et 6 mois pour 1962, 63 ans pour 1965 né après mars, 64 ans dès 1969). 172 trimestres validés à 60 ans n'ouvrent pas le départ, sauf dispositif de départ anticipé sous conditions (carrière longue, handicap).
- Compter 4 trimestres parce qu'on a travaillé 12 mois. La validation dépend du revenu cotisé (150 SMIC horaire par trimestre en 2026), pas du calendrier. Une année à temps très partiel faiblement rémunérée peut ne valider que 2 ou 3 trimestres ; et cumuler deux emplois ne permet jamais de dépasser 4 trimestres dans l'année.
- Ignorer le mois de naissance quand il compte. Deux générations sont coupées en deux : 1965 (170 avant le 1er avril, 171 ensuite) et 1961 (168 pour janvier-août, 169 pour septembre-décembre, la réforme de 2023 étant entrée en vigueur au 1er septembre). Pour toutes les autres, seule l'année joue.
- Prendre son relevé de carrière pour parole d'évangile. Jobs d'été, périodes à l'étranger, service national ou années incomplètes en début de carrière manquent régulièrement. Vérifiez ligne par ligne sur info-retraite.fr et faites corriger les anomalies avant de planifier votre départ : chaque trimestre récupéré peut éviter 1,25 % de décote.
Cas particuliers et limites du calculateur
Générations antérieures à 1962. Le barème remonte plus bas que le tableau affiché : 166 trimestres pour les générations 1955 à 1957, 167 pour 1958 à 1960, 168 pour janvier-août 1961. Ces assurés sont pour la plupart déjà partis, mais le calculateur les couvre.
Générations nées après 1969. Le chiffre est figé à 172 trimestres. Pour quelqu'un né en 1990, l'outil affiche donc 172, mais avec 35 à 40 ans d'horizon, ce barème sera très probablement retouché d'ici son départ : prenez le résultat comme la règle actuelle, pas comme une promesse.
Périmètre : régime général uniquement. Fonction publique, régimes spéciaux et calcul du montant de la pension sont hors champ. De même, les départs anticipés (carrière longue, incapacité, handicap) obéissent à des conditions de trimestres cotisés avant un certain âge que ce calculateur ne teste pas : il vous donne la cible du taux plein, pas votre date de départ la plus précoce possible.
Questions fréquentes
- Combien de trimestres faut-il pour le taux plein en 2026 ?
- Cela dépend de votre année de naissance : 169 trimestres pour la génération 1962, 170 pour 1963 et 1964, 170 ou 171 pour 1965 (selon le trimestre de naissance, seuil au 1er avril), et 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1966. Ces valeurs intègrent la suspension de la réforme 2023 votée par la LFSS pour 2026.
- Pourquoi 1965 a deux valeurs (170 ou 171) ?
- La génération 1965 est à cheval sur un seuil trimestriel. Né entre le 1er janvier et le 31 mars 1965, il faut 170 trimestres ; né entre le 1er avril et le 31 décembre 1965, il faut 171 trimestres. C'est le seul cas où le mois de naissance change le nombre de trimestres requis.
- À quel âge le taux plein est-il automatique ?
- À 67 ans, le taux plein est automatique pour toutes les générations, quelle que soit votre durée d'assurance. À cet âge, même si vous n'avez pas le nombre de trimestres requis, vous ne subissez aucune décote (minoration définitive de la pension).
- Que se passe-t-il s'il me manque des trimestres ?
- Partir avant d'avoir tous vos trimestres entraîne une décote : la pension est minorée de 1,25 % par trimestre manquant (dans la limite de 20 trimestres). Deux solutions sans décote : continuer à travailler pour valider les trimestres restants, ou attendre 67 ans (taux plein automatique).
- Un trimestre cotisé, est-ce trois mois de travail ?
- Non. Un trimestre n'est pas une durée mais un montant : en 2026, il faut avoir cotisé sur l'équivalent de 150 fois le SMIC horaire pour valider un trimestre, dans la limite de 4 trimestres par an. On peut donc valider 4 trimestres en travaillant moins d'une année complète, ou en valider moins de 4 si les revenus sont faibles.
- Né en 1961, combien de trimestres pour le taux plein ?
- 168 trimestres si vous êtes né entre janvier et août 1961, 169 si vous êtes né entre septembre et décembre 1961. Cette coupure au 1er septembre correspond à la date d'entrée en vigueur de la réforme de 2023. Pour les générations antérieures : 166 trimestres (1955 à 1957) et 167 trimestres (1958 à 1960).
- Il me manque 21 trimestres : quelle décote si je pars quand même ?
- La décote est plafonnée à 20 trimestres : avec 21 trimestres manquants, la minoration atteint son maximum de 25 % (20 × 1,25 %), appliquée à vie sur la pension. Concrètement, au-delà de 20 trimestres manquants, partir avec 21 ou 30 trimestres de retard donne la même décote maximale. Attendre 67 ans l'annule entièrement.
- Avoir tous ses trimestres suffit-il pour partir à la retraite ?
- Non. Il faut cumuler deux conditions : la durée d'assurance requise (169 à 172 trimestres selon la génération) ET l'âge légal (62 ans et 6 mois pour 1962, 63 ans pour 1965 né après mars, jusqu'à 64 ans dès 1969). Avec 172 trimestres validés à 60 ans, vous ne pouvez pas liquider votre retraite au régime général, sauf dispositif de départ anticipé sous conditions (carrière longue, handicap).
- La réforme des retraites de 2023 est-elle appliquée ?
- Le volet « durée d'assurance » de la réforme 2023 a été suspendu par la LFSS pour 2026 (loi du 30 décembre 2025) pour les générations 1964 à 1968 : elles obtiennent le taux plein avec moins de trimestres que prévu initialement. La cible de 172 trimestres reste en vigueur à partir de 1966, et l'âge légal continue de monter progressivement vers 64 ans (génération 1969).
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Estimation à titre indicatif (barème 2026, régime général). Le nombre de trimestres réellement validés et le montant de la pension sont arrêtés par votre caisse de retraite à partir de votre relevé de carrière.