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Pension de réversion 2026 : calcul et plafond

Estimez la part de la retraite de votre conjoint décédé qui vous revient au régime général : 54 % de sa pension de base, écrêtée selon vos ressources. Barèmes et plafonds 2026.

Réponse rapide

La pension de réversion du régime général = 54 % de la retraite de base du conjoint décédé, versée dès 55 ans et sous condition de ressources.

En 2026, vos ressources ne doivent pas dépasser 25 001,60 €/an (personne seule) ou 40 002,56 €/an (en couple). Au-delà, la réversion est réduite, euro pour euro, du dépassement.

€/an

La pension de base que percevait (ou aurait perçu) votre conjoint au régime général.

€/an

Vos revenus du survivant (retraite, etc.). Seuls 70 % d'un salaire sont comptés ; le RSA, les aides au logement et la résidence principale sont exclus.

« En couple » = remarié·e, pacsé·e ou en concubinage (plafond plus élevé, mais ressources du foyer prises en compte).

Pension de réversion estimée
810 €/mois
soit 9 720 € par an (54 % de la retraite, écrêté selon vos ressources)
Réversion à 54 % (théorique)9 720 €/an
Plafond de ressources (votre situation)25 002 €/an
Dépassement écrêté0 €/an
Réversion versée9 720 €/an

Estimation indicative (régime général, barèmes 2026). Le calcul réel intègre l'ensemble de vos ressources (3 % des placements et biens hors résidence principale, 70 % d'un salaire…) et un minimum garanti soumis à carrière. Montant officiel sur lassuranceretraite.fr.

Comment se calcule la réversion du régime général

Quand un assuré décède, son conjoint (ou ex-conjoint) marié peut percevoir une partie de sa retraite : c'est la pension de réversion. Au régime général (salariés du privé), elle vaut 54 % de la pension de base que le défunt percevait, ou aurait perçue s'il n'était pas encore retraité. Trois conditions principales : être ou avoir été marié au défunt, avoir au moins 55 ans, et ne pas dépasser un plafond de ressources.

À retenir : le PACS et le concubinage n'ouvrent PAS droit à la réversion (seul le mariage compte). En cas de remariage du défunt, la réversion est partagée entre les conjoints successifs au prorata de la durée de chaque mariage.

Le plafond de ressources et l'écrêtement

La réversion du régime général est soumise à un plafond de ressources, revalorisé chaque année. En 2026 : 25 001,60 €/an pour une personne seule (2 080 × le SMIC horaire de 12,02 €) et 40 002,56 €/an en couple (3 328 × le SMIC horaire).

Si le total « vos ressources + réversion à 54 % » dépasse ce plafond, la réversion est diminuée du montant du dépassement (écrêtement euro pour euro). Toutes vos ressources ne comptent pas de la même façon : un salaire n'est retenu qu'à 70 %, les placements et l'immobilier (hors résidence principale) comptent pour 3 % de leur valeur, tandis que le RSA, les aides au logement, le chômage et votre résidence principale sont exclus.

Exemple chiffré : veuve de 61 ans, 19 000 € de ressources

Prenons Monique, 61 ans, dont le mari percevait une retraite de base de 21 000 €/an au régime général. Elle vit seule et ses ressources retenues s'élèvent à 19 000 €/an. Le calcul se déroule en trois étapes, exactement celles appliquées par l'outil ci-dessus :

  1. Réversion théorique : 54 % × 21 000 € = 11 340 €/an (945 €/mois). On vérifie qu'on reste sous le maximum du régime de base : 1 081,35 € × 12 = 12 976,20 €/an. C'est le cas, pas de plafonnement à ce stade.
  2. Test du plafond : ressources + réversion théorique = 19 000 + 11 340 = 30 340 €. Le plafond « personne seule » 2026 est de 25 001,60 €. Dépassement : 30 340 − 25 001,60 = 5 338,40 €.
  3. Écrêtement euro pour euro : 11 340 − 5 338,40 = 6 001,60 €/an, soit 500,13 €/mois (le calculateur affiche 6 002 € et 500 €, arrondis à l'euro). Ce montant reste au-dessus du minimum garanti (334,92 € × 12 = 4 019,04 €/an), donc aucun relèvement ne s'applique.

Contre-épreuve utile : si Monique était remariée, le plafond passerait à 40 002,56 €. Avec 30 340 € de total, plus aucun écrêtement : elle toucherait les 11 340 €/an pleins (945 €/mois). Mais attention, en couple ce sont les ressources du foyer qui comptent : il faudrait ajouter les revenus du nouveau conjoint, ce qui inverse souvent le résultat.

Et la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) et les fonctionnaires ?

Ce calculateur estime la part du régime de base. La réversion de la complémentaire AGIRC-ARRCO (salariés du privé) s'ajoute : elle vaut 60 % des points du défunt, sans condition de ressources, à partir de 55 ans. Pour les fonctionnaires, la réversion est de 50 %, sans condition de ressources ni d'âge. Votre réversion totale est donc souvent supérieure au seul montant calculé ici.

Une réforme de la pension de réversion (taux unique, harmonisation des règles entre régimes) est à l'étude pour 2026-2027 mais n'est pas actée à ce jour : ce calcul applique les règles en vigueur du régime général.

Les pièges à éviter

  • Saisir ses revenus bruts sans abattement. Le champ « vos ressources » attend les ressources RETENUES par la caisse, pas vos revenus tels quels. Un salaire n'est compté qu'à 70 % (12 000 € gagnés = 8 400 € retenus) ; les placements et l'immobilier hors résidence principale comptent pour 3 % de leur valeur (100 000 € d'assurance-vie = 3 000 € retenus). Saisir le brut fait surestimer l'écrêtement, parfois de plusieurs milliers d'euros.
  • Confondre les deux plafonds. Il en existe deux qui n'ont rien à voir : le plafond de RESSOURCES (25 001,60 €/an seul) qui déclenche l'écrêtement, et le plafond du MONTANT de la réversion (1 081,35 €/mois). Si le défunt touchait 30 000 €/an, 54 % donnerait 16 200 € mais la réversion est bornée à 12 976,20 €/an, même sans aucun écrêtement.
  • Croire que la réversion arrive toute seule. Rien n'est automatique : il faut déposer une demande. Déposée dans les 12 mois suivant le décès, elle peut prendre effet au 1er jour du mois qui suit le décès ; déposée après, elle ne démarre qu'au mois suivant le dépôt, sans rattrapage. Chaque mois de retard au-delà de l'année est définitivement perdu.
  • Se remettre en couple sans refaire le calcul. Le plafond monte à 40 002,56 € mais les ressources du nouveau conjoint entrent dans le total : un remariage peut faire tomber la réversion du régime général à zéro. Et côté complémentaire, c'est pire : le remariage supprime définitivement la réversion AGIRC-ARRCO.
  • Croire le montant figé à vie. Tant que vous n'avez pas liquidé toutes vos retraites personnelles, la caisse peut réviser la réversion à chaque changement de ressources, à la hausse comme à la baisse. Elle ne devient définitive (« cristallisée ») que 3 mois après le point de départ de l'ensemble de vos retraites personnelles, ou à l'âge légal si vous n'avez aucun droit propre.

Cas particuliers

Le défunt n'était pas encore retraité. La réversion existe quand même : la caisse reconstitue la pension de base qu'il AURAIT perçue d'après sa carrière, et applique les 54 % dessus. C'est le sens du champ « percevait (ou aurait perçu) » dans le calculateur.

Plusieurs mariages successifs. La réversion est partagée entre conjoint et ex-conjoints au prorata de la durée de chaque mariage. Sur nos 11 340 €/an, un premier mariage de 20 ans et un second de 10 ans donnent 2/3 pour l'un (7 560 €/an) et 1/3 pour l'autre (3 780 €/an), chacun restant ensuite soumis à son propre plafond de ressources.

Petites pensions et minimum garanti. Si la réversion due est faible mais non nulle, elle peut être relevée vers le minimum de 334,92 €/mois, à condition que le défunt totalise au moins 60 trimestres au régime général. L'outil applique la même logique : une réversion écrêtée sous 4 019,04 €/an est relevée, sans jamais dépasser la part théorique à 54 %. Exemple : retraite du défunt 6 000 €/an, ressources 22 500 € (seul). Théorique 3 240 € ; total 25 740 € ; dépassement 738,40 € ; réversion écrêtée 2 501,60 €. Comme elle est sous le minimum, elle est relevée à 3 240 €/an (270 €/mois), le montant des 54 % pleins.

Questions fréquentes

Quel est le montant de la pension de réversion en 2026 ?
Au régime général, la pension de réversion correspond à 54 % de la retraite de base que percevait (ou aurait perçu) le conjoint décédé, dans la limite d'environ 1 081,35 €/mois. Elle n'est versée que sous condition de ressources : si vos revenus dépassent le plafond, elle est réduite du montant du dépassement. Le minimum garanti est de 334,92 €/mois (sous réserve d'une carrière suffisante au régime général).
Quel est le plafond de ressources de la réversion en 2026 ?
Pour le régime général en 2026 : 25 001,60 € par an pour une personne seule et 40 002,56 € par an pour une personne en couple (remariée, pacsée ou en concubinage). Ces montants correspondent à 2 080 fois le SMIC horaire (12,02 € au 1er janvier 2026) pour une personne seule, et 3 328 fois pour un couple. Ils sont fixés chaque année par une circulaire de la CNAV.
À partir de quel âge peut-on toucher une pension de réversion ?
Au régime général comme à l'AGIRC-ARRCO, il faut avoir au moins 55 ans. Avant cet âge, la réversion du régime de base n'est pas ouverte. Pour les fonctionnaires, il n'y a en revanche pas de condition d'âge. Il faut aussi avoir été marié au défunt (le PACS et le concubinage n'ouvrent pas droit à la réversion).
Comment fonctionne l'écrêtement si je dépasse le plafond ?
L'écrêtement se fait « euro pour euro ». On additionne vos ressources et la réversion théorique à 54 % : si ce total dépasse le plafond, la réversion est diminuée du montant exact du dépassement. Exemple : ressources 22 000 € + réversion 9 720 € = 31 720 €, soit 6 718,40 € au-dessus du plafond de 25 001,60 € (personne seule) → la réversion versée tombe à 3 001,60 €/an, soit environ 250 €/mois.
Quelles ressources sont prises en compte ?
On retient vos revenus (retraite personnelle, revenus fonciers…). Pour un salaire, seuls 70 % sont comptés. Vos biens immobiliers (hors résidence principale) et vos placements comptent pour 3 % de leur valeur. En revanche le RSA, les allocations chômage, les aides au logement, les prestations familiales et la valeur de votre résidence principale ne sont PAS comptés.
La réversion de la retraite complémentaire suit-elle les mêmes règles ?
Non. La réversion AGIRC-ARRCO (retraite complémentaire des salariés du privé) est de 60 % et sans condition de ressources, dès 55 ans. Pour les fonctionnaires, la réversion est de 50 %, sans condition de ressources et sans condition d'âge. Ce calculateur estime uniquement la part du régime général (de base) : votre réversion totale peut donc être plus élevée.
La pension de réversion est-elle versée automatiquement après le décès ?
Non, il faut la demander (formulaire unique de demande de réversion, valable pour la plupart des régimes). Si la demande est déposée dans les 12 mois qui suivent le décès, la pension peut prendre effet dès le 1er jour du mois suivant le décès. Déposée après ce délai, elle ne démarre qu'au 1er jour du mois suivant le dépôt, sans effet rétroactif : à 500 €/mois, un an d'oubli représente 6 000 € définitivement perdus.
Le montant de la réversion peut-il être révisé après attribution ?
Oui, tant que vos ressources peuvent encore évoluer. La caisse peut recalculer la réversion (à la hausse comme à la baisse) à chaque changement de situation, jusqu'à une date de « cristallisation » : 3 mois après le point de départ de l'ensemble de vos retraites personnelles (base et complémentaires), ou l'âge légal de départ si vous n'avez droit à aucune retraite personnelle. Après cette date, le montant devient définitif, même si vos ressources augmentent.
Existe-t-il un montant maximum pour la réversion du régime général ?
Oui : 1 081,35 €/mois en 2026, soit 12 976,20 €/an. Exemple : pour un défunt qui percevait 30 000 €/an de retraite de base, 54 % donnerait 16 200 €/an, mais la réversion est plafonnée à 12 976,20 €/an avant même l'examen des ressources. La réversion AGIRC-ARRCO (60 % des points, non plafonnée par ce montant) s'ajoute le cas échéant.

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Estimation à titre indicatif (régime général, barèmes 2026). Le montant définitif dépend de l'ensemble de vos ressources et de votre carrière, et est arrêté par votre caisse de retraite. Ne se substitue pas à une décision officielle.