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Montant de la pension de retraite 2026 : estimation de la pension de base

Estimez le montant de votre retraite de base du régime général (salariés du privé) à partir de votre salaire annuel moyen, de vos trimestres cotisés et de votre année de naissance. Pension annuelle et mensuelle, décote prise en compte.

Réponse rapide

La pension de base = SAM × taux × (trimestres cotisés / durée de référence). Le SAM est la moyenne de vos 25 meilleures années (chaque salaire plafonné au PASS, 48 060 € en 2026), le taux plein est de 50 %.

Exemple : un salaire annuel moyen de 30 000 € avec une carrière complète donne une pension de base d'environ 15 000 € par an, soit ~1 250 € par mois. À cela s'ajoute la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO (non calculée ici).

Moyenne de vos 25 meilleures années. Chaque salaire annuel est plafonné au PASS de l'année (48 060 € en 2026).

trim.

Indiqué sur votre relevé de carrière (info-retraite.fr). Durée requise pour votre génération : 171 trimestres.

Détermine la durée de référence (nombre de trimestres requis pour le taux plein).

Pension de base estimée (brute, par mois)
1 182 €
soit 14 184 € par an
Taux retenu48,13 %décote de 3 trimestres
Proratisation98,2 %168 trimestres / 171 trimestres
Il vous manque 3 trimestres

Le taux passe de 50,00 % à 48,13 %, et la pension est proratisée. Pour éviter la décote : continuer à travailler jusqu'à vos 171 trimestres, ou attendre 67 ans (taux plein automatique).

+ Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO

Cette estimation ne couvre que la pension de base. La complémentaire AGIRC-ARRCO (par points) s'ajoute et n'est pas calculée ici : souvent +30 à +40 % pour un salarié, jusqu'à +50 % et plus pour un cadre.

Estimation très approximative de la seule retraite de base du régime général. Le montant réel dépend du relevé de carrière complet, de la revalorisation des salaires, de tous les régimes et des trimestres assimilés. Pour un calcul officiel, utilisez le simulateur M@rel sur info-retraite.fr.

La formule de la pension de base

La retraite de base du régime général repose sur trois éléments : votre salaire annuel moyen (SAM), un taux (50 % au maximum) et un coefficient de proratisation (vos trimestres rapportés à la durée requise). Le résultat est votre pension annuelle brute : pension = SAM × taux × (trimestres cotisés / durée de référence).

Le SAM n'est pas votre dernier salaire : c'est la moyenne de vos 25 meilleures années, chaque salaire annuel étant plafonné au plafond de la Sécurité sociale (PASS) de l'année (48 060 € en 2026). Les années faibles (début de carrière, temps partiel) sont écartées si vous avez plus de 25 ans de cotisation.

Le taux : taux plein et décote

Le taux plein est de 50 %. Vous l'obtenez si vous avez la durée d'assurance requise pour votre génération (de 167 à 172 trimestres) ou à 67 ans automatiquement. Sinon, une décote s'applique : le taux baisse de 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres (le taux ne peut pas descendre sous 37,5 %).

On entend souvent qu'un trimestre manquant coûte « 1,25 % de pension ». C'est l'effet combiné de la décote sur le taux et de la proratisation : les deux pénalités se cumulent, d'où une perte plus forte que la seule minoration du taux.

N'oubliez pas la retraite complémentaire

Ce calcul ne couvre que la retraite de base. Dans le privé, la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO (par points) s'ajoute systématiquement : elle pèse souvent +30 à +40 % de la pension totale pour un salarié, et jusqu'à +50 % ou plus pour un cadre (dont une partie du salaire dépasse le PASS et ne cotise qu'à la complémentaire). Pour la chiffrer, consultez votre nombre de points sur info-retraite.fr.

⚠️ Estimation grossière. Le montant réel dépend de votre relevé de carrière complet (revalorisation des salaires, trimestres assimilés, tous les régimes, surcote, minimum contributif). Pour un calcul officiel, utilisez le simulateur M@rel sur info-retraite.fr, qui agrège tous vos régimes à partir de votre relevé.

Exemple pas-à-pas : née en 1963, 164 trimestres, SAM de 32 000 €

Sylvie est née en 1963. Son relevé de carrière affiche 164 trimestres cotisés au régime général et son salaire annuel moyen (25 meilleures années, chacune plafonnée au PASS) ressort à 32 000 €. Déroulons le calcul exactement comme le fait l'outil.

  1. Durée de référence : génération 1963 = 170 trimestres requis pour le taux plein.
  2. Trimestres manquants : 170 moins 164 = 6 trimestres (moins de 20, donc tous comptent pour la décote).
  3. Taux après décote : 50 % moins (6 × 0,625 point) = 50 % moins 3,75 points = 46,25 %.
  4. Coefficient de proratisation : 164 / 170 = 96,47 %.
  5. Pension annuelle : 32 000 € × 46,25 % × 164 / 170 = 14 800 € × 0,9647 = 14 278 € bruts par an.
  6. Pension mensuelle : 14 278 / 12 = environ 1 190 € bruts par mois.

Avec une carrière complète (170 trimestres), Sylvie aurait touché 32 000 € × 50 % = 16 000 € par an, soit 1 333 € par mois. Ses 6 trimestres manquants lui coûtent donc 143 € bruts par mois, soit 10,8 % de sa pension de base : environ 1,8 % par trimestre, bien plus que le « 1,25 % » de la décote seule, car la proratisation s'ajoute. Saisissez 32 000 €, 164 trimestres et 1963 dans l'outil ci-dessus : vous retrouvez exactement ces montants.

Les pièges à éviter

  • Saisir son dernier salaire à la place du SAM. C'est l'erreur qui gonfle le plus les estimations. Le SAM moyenne vos 25 meilleures années, y compris celles de milieu de carrière : pour une carrière ascendante, il est souvent 20 à 30 % sous le dernier salaire. Un cadre finissant à 60 000 € peut avoir un SAM proche de 45 000 €, lui-même écrêté au PASS de chaque année.
  • Ignorer le plafonnement au PASS. Toute part de salaire annuel au-dessus de 48 060 € (valeur 2026) n'entre pas dans le SAM. Si vous saisissez 60 000 €, l'outil calcule quand même mais vous alerte : la vraie base ne dépassera jamais le PASS. La part au-delà cotise uniquement à l'AGIRC-ARRCO.
  • Confondre trimestres cotisés au régime général et trimestres validés tous régimes. Dans le calcul officiel, la décote se mesure sur votre durée TOUS régimes confondus, alors que la proratisation ne compte que les trimestres du régime général. Si vous avez été fonctionnaire ou indépendant une partie de votre carrière, l'outil (qui utilise un seul champ) surestime la décote ou la proratisation selon le cas.
  • Raisonner en net avec un montant brut. Les 1 190 € de l'exemple sont bruts : au taux normal de prélèvements (9,1 % : CSG 8,3 %, CRDS 0,5 %, Casa 0,3 %), il reste environ 1 082 € avant impôt sur le revenu.
  • Croire que cotiser au-delà de la durée requise augmente le prorata. Le coefficient est plafonné à 100 % : 180 trimestres sur 170 requis donnent le même prorata que 170. Le gain passe par la surcote (+1,25 % par trimestre au-delà de l'âge légal ET de la durée requise), que cet outil ne simule pas.

Cas particuliers et limites

67 ans : taux plein automatique, mais pas pension pleine. À 67 ans, le taux de 50 % est acquis quelle que soit votre durée d'assurance : la décote disparaît. La proratisation, elle, reste : avec 140 trimestres sur 170 requis, un départ à 67 ans donne SAM × 50 % × 140/170, soit 82 % d'une pension complète, pas 100 %.

Générations à cheval sur deux paliers. Les générations 1961 et 1965 sont découpées en cours d'année (1961 : 168 trimestres jusqu'à août, 169 ensuite ; 1965 : 170 jusqu'à mars, 171 ensuite). L'outil place la naissance au 1er juillet : si vous êtes né en janvier 1965, votre durée réelle est de 170 trimestres, un de moins que l'affichage. Suite à la suspension de la réforme de 2023 par la LFSS 2026, les générations 1964 à 1968 gardent une durée gelée ; à partir de 1966, elle vaut 172 trimestres.

Trimestres assimilés et petites pensions. Chômage indemnisé, maladie, maternité ou service national valident des trimestres sans salaire : ils comptent dans votre relevé, incluez-les dans votre saisie. À l'inverse, une année de chômage n'apporte aucun salaire au SAM ; si elle figure dans vos 25 meilleures années faute de mieux, elle tire la moyenne vers le bas. Enfin, pour une carrière complète aboutissant à une pension très faible, le minimum contributif relève le montant de base : ce plancher n'est pas simulé ici.

Questions fréquentes

Comment se calcule la pension de retraite de base ?
La formule officielle est : pension de base = SAM × taux × (trimestres cotisés au régime général / durée de référence). Le SAM est le salaire annuel moyen de vos 25 meilleures années (chaque salaire plafonné au PASS de l'année). Le taux plein est de 50 %. La durée de référence (167 à 172 trimestres) dépend de votre année de naissance.
Qu'est-ce que le SAM (salaire annuel moyen) ?
Le SAM est la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire, après revalorisation. Chaque salaire annuel est plafonné au plafond de la Sécurité sociale (PASS) de l'année concernée : en 2026, ce plafond est de 48 060 €. La part de salaire au-delà du PASS ne compte pas pour la retraite de base, mais alimente la complémentaire AGIRC-ARRCO.
Que se passe-t-il si je n'ai pas tous mes trimestres ?
Si vous partez avant d'avoir la durée requise, une décote s'applique : le taux est minoré de 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres (taux plancher 37,5 % au lieu de 50 %). En plus, la pension est proratisée selon vos trimestres réels. La décote seule coûte 1,25 % de pension par trimestre (0,625 point rapporté au taux de 50 %) ; en ajoutant la proratisation, l'effet combiné atteint environ 1,8 % de pension perdue par trimestre manquant.
La retraite complémentaire est-elle comprise dans ce calcul ?
Non. Cet outil ne calcule que la pension de BASE du régime général. La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, gérée par points, s'ajoute à ce montant : elle représente souvent +30 à +40 % de pension pour un salarié, et jusqu'à +50 % ou plus pour un cadre. Elle se calcule à partir de votre nombre de points (relevé sur info-retraite.fr).
Combien de trimestres faut-il pour le taux plein en 2026 ?
Cela dépend de votre année de naissance. Pour les générations 1962 à 1964 : 169 à 170 trimestres. À partir de 1966, la durée de référence est de 172 trimestres (43 ans). La réforme 2023 ayant été suspendue par la LFSS 2026, les générations 1964 à 1968 conservent une durée gelée.
Cette estimation est-elle fiable ?
C'est une estimation grossière. Le calcul officiel dépend de votre relevé de carrière complet : revalorisation année par année des salaires, tous vos régimes, trimestres assimilés (chômage, maladie, maternité), surcote, minimum contributif. Pour un montant fiable, utilisez le simulateur officiel M@rel sur info-retraite.fr.
Le montant affiché est-il brut ou net ?
Brut. Au taux normal, une pension de retraite subit 9,1 % de prélèvements sociaux : CSG 8,3 %, CRDS 0,5 % et Casa 0,3 %. Selon votre revenu fiscal de référence, la CSG peut être réduite à 6,6 %, 3,8 % ou nulle (retraités modestes, alors exonérés aussi de Casa). Exemple : 1 190 € bruts au taux normal donnent environ 1 082 € nets, avant impôt sur le revenu.
Que rapporte un trimestre travaillé au-delà de la durée requise ?
Une surcote de 1,25 % par trimestre cotisé en plus, après l'âge légal et au-delà de la durée requise (non calculée par cet outil). Quatre trimestres supplémentaires, soit un an, majorent la pension de base de 5 % : sur 1 250 € par mois, cela représente environ 62 € de plus, à vie. La proratisation, elle, est plafonnée à 100 % : cotiser 180 trimestres quand 170 suffisent n'augmente rien par ce levier.
Pourquoi l'outil retient 171 trimestres pour la génération 1965 ?
La génération 1965 est coupée en deux paliers : nés de janvier à mars, 170 trimestres requis ; nés d'avril à décembre, 171. L'outil place la naissance au 1er juillet, donc retient 171. Même découpage pour 1961 : 168 trimestres jusqu'à août, 169 à partir de septembre. Si vous êtes né en tout début d'année, votre durée réelle peut donc être inférieure d'un trimestre à celle affichée.

Calculateurs liés

Estimation indicative pour la seule retraite de base du régime général (salariés du privé), barème 2026. Ne couvre pas la fonction publique, les régimes spéciaux, les indépendants, ni la retraite complémentaire. Ne se substitue pas à un relevé officiel.