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Cotisations auto-entrepreneur 2026 : charges URSSAF et revenu net

Estimez vos charges sociales URSSAF, la CFP, l'impôt et votre revenu net réel à partir de votre chiffre d'affaires, selon votre activité (vente, services, libéral). Barèmes 2026.

Réponse rapide

En 2026, un auto-entrepreneur paie ses cotisations URSSAF sur 100 % de son chiffre d'affaires encaissé, au taux de 12,3 % (vente de marchandises), 21,2 % (prestations de services BIC) ou 25,6 % (profession libérale BNC, en hausse depuis le 1er janvier 2026).

Exemple : 3 000 € de CA en prestations de services = environ 636 € de cotisations, soit ~2 364 € avant impôt. S'ajoutent la CFP (0,1 à 0,3 %) et, le cas échéant, l'impôt sur le revenu (abattement de 50 % puis barème, ou versement libératoire de 1,7 %).

Soit 36 000 € de CA par an.

Pour estimer votre impôt au barème (facultatif) :

Revenu net estimé (par mois)
2 331 €
sur 3 000 € de CA, après cotisations et impôt estimé
Charges URSSAF totales21,94 % du CA658 €
Revenu après cotisations2 342 €
Revenu net final2 331 €
Détail des charges et de l'impôt
Cotisations sociales URSSAF21,20 % du CA636 €
CFP (formation professionnelle)0,30 % du CA9 €
Taxe frais de chambre consulaireestimation indicative13 €
Total charges URSSAF21,94 %658 €
Impôt sur le revenu (estimé)barème, estimation10 €

Important : les cotisations sont calculées sur 100 % du CA encaissé. L'abattement forfaitaire (50 %) ne réduit que l'assiette de l'impôt, jamais les cotisations sociales.

Estimation indicative (barèmes 2026). L'impôt au barème dépend de tout votre foyer fiscal. Ne remplace pas votre déclaration URSSAF ni le simulateur officiel.

Du chiffre d'affaires au revenu net

En micro-entreprise, votre revenu n'est pas votre chiffre d'affaires. Il faut d'abord retirer les cotisations sociales URSSAF, prélevées sur 100 % du CA encaissé, puis la CFP et, au-delà de 5 000 € de CA, la taxe pour frais de chambre consulaire. Vient ensuite l'impôt sur le revenu, soit en versement libératoire (taux fixe sur le CA), soit au barème classique sur une base réduite par l'abattement forfaitaire.

Le piège de l'abattement

L'erreur la plus courante consiste à appliquer l'abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 %) aux cotisations. C'est faux : cet abattement ne sert qu'au calcul de l'impôt. Vos cotisations sociales restent calculées sur la totalité du CA, sans aucun abattement. Pour un revenu de 30 000 € en services, c'est donc bien 30 000 € qui servent de base aux 21,2 % de cotisations, pas 15 000 €.

À noter : les taux 2026 ont évolué (BNC relevé à 25,6 %, plafonds portés à 203 100 € et 83 600 €). L'estimation d'impôt au barème dépend de l'ensemble de votre foyer fiscal (parts, autres revenus) : pour un chiffre exact, utilisez le simulateur officiel et le calculateur d'impôt sur le revenu.

Exemple pas à pas : 4 000 € par mois en profession libérale (BNC)

Prenons un consultant libéral BNC au régime général, célibataire (1 part), sans ACRE ni versement libératoire, qui encaisse 4 000 € par mois, soit 48 000 € par an (sous le plafond de 83 600 €). Le calcul se déroule exactement comme dans l'outil :

  1. Cotisations sociales : 4 000 € × 25,6 % = 1 024 € par mois (12 288 € par an).
  2. CFP : 4 000 € × 0,1 % = 4 € par mois. Pas de taxe consulaire : elle ne concerne que les commerçants (CCI) et les artisans (CMA), pas les libéraux. Total des charges URSSAF : 1 028 €, soit 25,7 % du CA.
  3. Revenu après cotisations : 4 000 - 1 028 = 2 972 € par mois.
  4. Base imposable : abattement de 34 % sur le CA annuel, soit 48 000 × 0,34 = 16 320 €. Base : 48 000 - 16 320 = 31 680 €.
  5. Impôt au barème 2026 : la tranche à 11 % s'applique de 11 600 € à 29 579 € : (29 579 - 11 600) × 11 % = 1 977,69 €. La tranche à 30 % prend le reste : (31 680 - 29 579) × 30 % = 630,30 €. Total : 2 607,99 € par an, soit 222,46 € par mois. Pas de décote : l'impôt brut dépasse le seuil de 1 982 € (célibataire).
  6. Revenu net final : 2 972 - 222,46 = 2 749,54 € par mois, soit 32 995 € par an. Il reste 68,7 % du chiffre d'affaires.

Au passage, ce cas montre l'intérêt du versement libératoire quand on y est éligible : 2,2 % de 48 000 € font 1 056 € d'impôt par an, contre 2 669 € au barème, soit environ 1 613 € d'économie. L'écart s'inverse pour les petits CA, où le barème donne souvent un impôt nul.

Les pièges à éviter

  • Confondre plafond micro et seuil de TVA. En services, la franchise en base de TVA s'arrête à 37 500 € de CA (41 250 € en seuil majoré) alors que le régime micro court jusqu'à 83 600 €. Entre les deux, vous restez auto-entrepreneur mais vous facturez la TVA, avec numéro intracommunautaire et déclarations dédiées.
  • Sauter une déclaration à CA nul. Zéro encaissement ne dispense pas de déclarer : la déclaration « à zéro » est obligatoire, sous peine d'une pénalité forfaitaire d'environ 60 € par déclaration manquante en 2026.
  • Mal dater sa création pour l'ACRE. L'exonération de 50 % court jusqu'à la fin du 3e trimestre civil suivant celui du début d'activité. Créer le 1er avril donne près de 12 mois de taux réduit ; créer le 20 juin n'en donne que 9 et demi. En fin de trimestre, attendre quelques jours peut valoir plusieurs centaines d'euros.
  • Déclarer le facturé au lieu de l'encaissé. Les cotisations portent sur le CA réellement encaissé pendant la période : une facture de décembre payée en janvier se déclare en janvier.
  • Croire que le versement libératoire fait disparaître le CA des impôts. Le chiffre d'affaires reste à reporter sur la déclaration 2042-C PRO : il entre dans le revenu fiscal de référence et relève le taux d'imposition des autres revenus du foyer, même si l'impôt sur la part micro est déjà payé.

Cas particuliers et limites de l'estimation

Activité mixte (vente + services) : le CA global doit rester sous 203 100 €, avec la part services sous 83 600 €, et chaque fraction de CA se déclare à son propre taux (12,3 % sur la vente, 21,2 % sur les services). Le calculateur traite une seule activité à la fois : pour un cas mixte, faites deux passages et additionnez.

Très petit CA : l'abattement fiscal a un plancher de 305 €. À 800 € de CA annuel en services, la base imposable n'est pas 400 € (50 %) mais 800 - 305 = 495 €. En dessous de 305 € de CA, la base tombe à zéro.

Libéral Cipav : les professions réglementées (architectes, ingénieurs conseils, ostéopathes...) cotisent à 23,2 % avec une CFP de 0,2 %, et non 25,6 % : sélectionnez la bonne ligne dans l'outil, l'écart de cotisations sociales atteint 2 006 € par an sur 83 600 € de CA.

Limite de l'outil : avec un nombre de parts intermédiaire (1,5 ou 2,5 par exemple), l'impôt est estimé par quotient direct au barème, sans décote ni plafonnement du quotient familial. L'estimation peut alors dépasser légèrement l'impôt réel d'un foyer modeste.

Questions fréquentes

Quel est le taux de charges URSSAF d'un auto-entrepreneur en 2026 selon mon activité ?
Les cotisations sociales sont prélevées sur le chiffre d'affaires encaissé, au taux de 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC), 25,6 % pour une profession libérale relevant du régime général (BNC) et 23,2 % pour une profession libérale affiliée à la Cipav. Le taux BNC est passé de 24,6 % à 25,6 % au 1er janvier 2026 pour renforcer les droits à la retraite complémentaire.
Comment passe-t-on du chiffre d'affaires au revenu net en micro-entreprise ?
On retire d'abord les cotisations sociales URSSAF (calculées sur 100 % du CA), la CFP et, le cas échéant, la taxe pour frais de chambre consulaire : on obtient le revenu après cotisations. On retire ensuite l'impôt sur le revenu (versement libératoire ou barème). Exemple : 3 000 € de CA en prestations de services donnent environ 636 € de cotisations, soit près de 2 364 € avant impôt.
Cotisations sociales et impôt : faut-il choisir le versement libératoire ?
Le versement libératoire (VFL) permet de payer l'impôt en même temps que les cotisations, à un taux fixe : 1 % (vente), 1,7 % (services BIC) ou 2,2 % (BNC). Il n'est intéressant que si vous êtes imposable : pour un foyer non imposable, le barème classique est souvent plus avantageux car l'impôt y serait nul ou faible. Le VFL est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas environ 29 579 € par part.
L'abattement forfaitaire réduit-il mes cotisations URSSAF ou seulement mes impôts ?
Uniquement vos impôts. L'abattement forfaitaire (71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour le BNC, minimum 305 €) sert à calculer la base imposable à l'impôt sur le revenu. Les cotisations sociales, elles, sont toujours calculées sur la totalité du chiffre d'affaires encaissé, sans abattement. C'est une confusion fréquente.
Quels sont les plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser en 2026 ?
Pour rester au régime de la micro-entreprise en 2026, le chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales. Ces plafonds, relevés pour la période 2026-2028, remplacent les anciens montants (188 700 € et 77 700 €). Au-delà, vous basculez au régime réel.
Comment l'ACRE réduit-elle mes cotisations la première année ?
L'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) divise par deux le taux de cotisations sociales pendant la première année d'activité, à condition de créer avant le 1er juillet 2026 (la réduction passe à 25 % pour les créations à partir de cette date). Elle n'est plus automatique : la demande doit être faite à l'URSSAF dans les 60 jours suivant la création, et il ne faut pas en avoir bénéficié dans les 3 dernières années.
Que sont la CFP et la taxe pour frais de chambre consulaire ?
La CFP (contribution à la formation professionnelle) s'ajoute aux cotisations : 0,1 % du CA pour les commerçants et libéraux non réglementés, 0,3 % pour les prestations de services BIC et artisans, 0,2 % pour les libéraux réglementés. La taxe pour frais de chambre consulaire (CCI pour le commerce, CMA pour l'artisanat) est due au-delà de 5 000 € de CA, à un taux régional variable de l'ordre de 0,015 % à 0,48 % selon l'activité : ne la considérez que comme une estimation indicative.
Combien reste-t-il net sur 4 000 € de CA mensuel en profession libérale (BNC) ?
Pour un libéral BNC au régime général, célibataire (1 part), sans autre revenu ni versement libératoire : 4 000 € de CA donnent 1 024 € de cotisations (25,6 %) et 4 € de CFP (0,1 %), soit 2 972 € après cotisations. L'impôt au barème est estimé à environ 222 € par mois (2 669 € par an sur une base imposable de 31 680 € après abattement de 34 %). Il reste donc environ 2 750 € nets par mois, soit 68,7 % du chiffre d'affaires.
Faut-il déclarer son chiffre d'affaires à l'URSSAF quand il est nul ?
Oui. Même à 0 € de CA, la déclaration mensuelle ou trimestrielle reste obligatoire : on déclare « à zéro » et on ne paie rien. Chaque déclaration manquante déclenche une pénalité forfaitaire d'environ 60 € en 2026 (1,5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale), et l'URSSAF peut taxer d'office sur une base forfaitaire majorée si les déclarations manquent en fin d'année.
Le plafond de la micro-entreprise et le seuil de TVA sont-ils identiques ?
Non, et l'écart est grand. En 2026, la franchise en base de TVA saute à 37 500 € de CA pour les services (seuil majoré 41 250 €) et 85 000 € pour la vente (majoré 93 500 €), alors que le régime micro tient jusqu'à 83 600 € et 203 100 €. Un consultant à 50 000 € de CA reste donc micro-entrepreneur mais doit facturer et reverser la TVA. Le calculateur raisonne hors TVA : elle est collectée pour l'État et ne change ni les cotisations ni le revenu net.

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Estimation à titre indicatif (barèmes 2026). Ne remplace pas votre déclaration URSSAF ni un conseil comptable. Le montant définitif des cotisations et de l'impôt est arrêté par l'administration.