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Impôt sur les sociétés 2026 : calcul de l'IS

Estimez l'impôt sur les sociétés dû par votre entreprise en 2026 : taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, taux normal de 25 % au-delà. Décomposition par tranche, taux moyen et bénéfice net.

Réponse rapide

L'IS 2026 est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur la fraction de bénéfice jusqu'à 42 500 € pour les PME dont le CA HT est inférieur à 10 M€ et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à au moins 75 % par des personnes physiques.

Exemple : sur 60 000 € de bénéfice (société éligible), l'IS s'élève à 10 750 € (6 375 € à 15 % + 4 375 € à 25 %), soit 17,9 % en taux moyen.

Résultat fiscal après réintégrations et déductions (ligne du tableau 2058-A), pas le résultat comptable.

Barème IS 2026
Jusqu'à 42 500 €15 %
Au-delà de 42 500 €25 %
Impôt sur les sociétés dû
10 750 €
Taux moyen d'imposition : 17,92 %
Tranche à 15 % (42 500 €)6 375 €
Tranche à 25 % (17 500 €)4 375 €
IS total10 750 €
Bénéfice imposable60 000 €
− Impôt sur les sociétés10 750 €
Bénéfice net après IS49 250 €

Calcul indicatif du barème IS 2026 (CGI art. 219). Ne tient pas compte de la contribution sociale sur l'IS (3,3 % au-delà de 763 000 € d'IS), des éventuelles contributions exceptionnelles, des crédits d'impôt ni des reports déficitaires. Pour le calcul exact, voir impots.gouv.fr.

Comment se calcule l'impôt sur les sociétés

L'impôt sur les sociétés frappe le bénéfice fiscal de l'entreprise, c'est-à-dire le résultat comptable corrigé des réintégrations (charges non déductibles) et des déductions (produits non imposables). Ce calcul se fait par tranches pour les sociétés éligibles au taux réduit : la première tranche de bénéfice, jusqu'à 42 500 €, est taxée à 15 % ; tout ce qui dépasse est taxé à 25 %.

À retenir : le taux réduit n'est pas automatique. Sans les deux conditions (CA HT inférieur à 10 millions d'euros et capital libéré détenu à 75 % au moins par des personnes physiques), l'intégralité du bénéfice est imposée à 25 % dès le premier euro.

Taux réduit ou taux normal : qui est concerné

Le taux réduit de 15 % vise les petites et moyennes entreprises. Au-delà de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, ou si le capital est majoritairement détenu par des personnes morales, la société relève du taux normal de 25 % sur l'ensemble de son bénéfice. La condition de capital s'apprécie sans tenir compte des actions auto-détenues par la société.

Au-delà de l'IS de base, certaines entreprises supportent une contribution sociale de 3,3 % sur la fraction d'IS supérieure à 763 000 € (rare pour une PME), ainsi que d'éventuelles contributions exceptionnelles votées en loi de finances. Ce calculateur se concentre sur l'IS de base à 15 % / 25 %.

Exemple chiffré : une SARL avec 130 000 € de bénéfice fiscal

Une SARL de conseil clôture son exercice 2026 avec un résultat comptable de 126 500 €. Son CA HT est de 850 000 €, son capital de 8 000 €, entièrement libéré, est détenu par ses deux associés personnes physiques : le taux réduit s'applique. Déroulé complet, à la main :

  1. Passer du comptable au fiscal. On réintègre les charges non déductibles de l'exercice : une amende routière de 500 € et 3 000 € de taxe sur les véhicules de société. Bénéfice fiscal = 126 500 + 500 + 3 000 = 130 000 €. C'est ce montant, et lui seul, qu'on saisit dans le calculateur.
  2. Tranche à 15 %. La fraction de bénéfice jusqu'à 42 500 € est imposée au taux réduit : 42 500 × 15 % = 6 375 €.
  3. Tranche à 25 %. Le reste : 130 000 - 42 500 = 87 500 €, imposés au taux normal : 87 500 × 25 % = 21 875 €.
  4. IS total et bénéfice net. 6 375 + 21 875 = 28 250 € d'IS. Taux moyen : 28 250 ÷ 130 000 = 21,7 %. Bénéfice net après IS : 130 000 - 28 250 = 101 750 €.

Contre-épreuve : si le capital n'avait pas été entièrement libéré, tout le bénéfice serait passé à 25 % dès le premier euro : 130 000 × 25 % = 32 500 €, soit 4 250 € de plus. Cet écart est constant dès que le bénéfice atteint 42 500 € : il vaut toujours 42 500 × (25 % moins 15 %) = 4 250 €.

Les pièges à éviter

  • Cocher « éligible » avec un capital partiellement libéré. Souscrire 10 000 € de capital et n'en verser que la moitié suffit à perdre le taux réduit sur tout l'exercice. Sur 60 000 € de bénéfice, l'IS passe de 10 750 € à 15 000 €, soit 4 250 € perdus pour une formalité de virement.
  • Saisir le résultat comptable au lieu du résultat fiscal. Les deux divergent dès qu'il y a des amendes, de la taxe sur les véhicules de société, une fraction excédentaire d'amortissement de véhicule de tourisme, ou l'IS lui-même comptabilisé en charge (à réintégrer, il n'est jamais déductible). Le bon chiffre est le résultat fiscal du tableau 2058-A de la liasse.
  • Croire que dépasser 42 500 € fait tout basculer à 25 %. Le barème fonctionne par tranches : à 43 000 € de bénéfice, seuls les 500 € au-dessus du seuil sont taxés à 25 % (125 €), les 42 500 premiers euros restent à 15 %. Dépasser le seuil ne coûte jamais rétroactivement.
  • Confondre les deux seuils. Les 42 500 € s'apprécient sur le bénéfice, les 10 M€ sur le chiffre d'affaires HT. Une société qui facture 2 M€ avec 40 000 € de bénéfice reste intégralement à 15 %.
  • Oublier les déficits antérieurs. Un déficit reportable s'impute sur le bénéfice avant liquidation de l'IS. Avec 30 000 € de déficit en stock et 130 000 € de bénéfice, la base imposable tombe à 100 000 € et l'IS à 6 375 + 57 500 × 25 % = 20 750 €, au lieu de 28 250 €.

Cas particuliers et limites du calculateur

Exercice de moins de 12 mois : le plafond de 42 500 € est ajusté au prorata de la durée. Le BOFiP (BOI-IS-LIQ-20-20) donne l'exemple d'un exercice du 1er janvier au 15 septembre, soit 8,5 mois : le taux de 15 % ne s'applique que sur 42 500 × 8,5/12 = 30 104 € de bénéfice. Un premier exercice de 9 mois plafonne à 31 875 €. Le calculateur suppose un exercice de 12 mois : pour un exercice court, remplacez mentalement le seuil par sa valeur proratée.

Exercice déficitaire : IS nul, et le déficit se reporte en avant sans limite de temps. L'imputation annuelle est plafonnée à 1 M€ majoré de 50 % de la fraction de bénéfice au-delà, un plafond qui ne concerne en pratique que les grosses structures.

Le calculateur ne modélise pas non plus les crédits d'impôt (CIR, mécénat, apprentissage) qui viennent en déduction de l'IS calculé, ni le régime mère-fille ou l'intégration fiscale des groupes. Une société dont le capital est détenu par une holding reste éligible au taux réduit seulement si la holding remplit elle-même la condition des 75 % de détention par des personnes physiques.

Questions fréquentes

Quel est le taux de l'impôt sur les sociétés en 2026 ?
Le taux normal de l'IS est de 25 %. Les PME éligibles bénéficient d'un taux réduit de 15 % sur la fraction de bénéfice imposable allant jusqu'à 42 500 € ; au-delà, le bénéfice est imposé à 25 %.
Quelles conditions pour bénéficier du taux réduit à 15 % ?
Deux conditions cumulatives : le chiffre d'affaires HT doit être inférieur à 10 millions d'euros, et le capital doit être entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou par des sociétés répondant elles-mêmes à cette condition). Si l'une manque, l'IS est calculé à 25 % dès le premier euro.
Comment se calcule l'IS sur un bénéfice de 60 000 € ?
Pour une société éligible : 15 % sur les 42 500 premiers euros (6 375 €) + 25 % sur les 17 500 € restants (4 375 €) = 10 750 € d'IS. Le taux moyen ressort à 17,9 %, et le bénéfice net après IS est de 49 250 €.
Quelle différence entre bénéfice comptable et bénéfice imposable ?
L'IS se calcule sur le résultat fiscal (bénéfice imposable), pas sur le résultat comptable. On part du résultat comptable, puis on réintègre les charges non déductibles et on déduit les produits non imposables. C'est ce résultat fiscal qu'il faut saisir dans le calculateur.
Y a-t-il d'autres impôts qui s'ajoutent à l'IS ?
Oui, dans certains cas. Une contribution sociale de 3,3 % s'applique sur la fraction d'IS dépassant 763 000 € (rare pour une PME). Des contributions exceptionnelles peuvent aussi être votées en loi de finances pour les très grandes entreprises. Ce calculateur ne couvre que l'IS de base.
Quand et comment payer l'impôt sur les sociétés ?
L'IS se paie par quatre acomptes trimestriels (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre), calculés sur le bénéfice de l'exercice précédent, puis un solde lors du dépôt de la liasse fiscale. Les nouvelles sociétés et celles dont l'IS de l'année précédente est inférieur à 3 000 € sont dispensées d'acomptes.
Mon exercice ne dure pas 12 mois : le plafond de 42 500 € change-t-il ?
Oui, il est ajusté au prorata de la durée de l'exercice. Pour un premier exercice de 9 mois, le taux de 15 % ne s'applique que sur 42 500 × 9/12 = 31 875 € de bénéfice. Le BOFiP donne l'exemple d'un exercice de 8 mois et demi : plafond ramené à 30 104 €. Le chiffre d'affaires est lui aussi ramené à 12 mois pour vérifier le plafond de 10 M€.
L'impôt sur les sociétés est-il déductible du résultat ?
Non, jamais. L'IS comptabilisé en charge doit être réintégré pour déterminer le bénéfice fiscal. Une société qui déduirait ses 28 250 € d'IS de son propre résultat imposable minorerait son bénéfice à tort : c'est un motif classique de rectification.
Que se passe-t-il si mon exercice est déficitaire ?
Aucun IS n'est dû. Le déficit se reporte en avant sans limite de durée sur les bénéfices des exercices suivants, mais l'imputation annuelle est plafonnée à 1 million d'euros, majoré de 50 % de la fraction du bénéfice qui dépasse ce seuil (CGI art. 209). Pour une PME classique, ce plafond est rarement atteint : le déficit s'impute en pratique en totalité.

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Estimation à titre indicatif (barème IS 2026, CGI art. 219). Ne se substitue pas à la liasse fiscale ni à l'avis d'un expert-comptable.