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Congés payés acquis 2026 : jours et indemnité compensatrice (ICCP)

Calculez vos jours de congés payés acquis, votre solde restant et l'indemnité compensatrice due en cas de fin de contrat. Barème légal 2026 (Code du travail).

Réponse rapide

On acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail, soit 30 jours ouvrables par an (5 semaines, ou 25 jours ouvrés).

À la fin d'un contrat, les congés acquis non pris sont payés sous forme d'indemnité compensatrice (ICCP) : on retient le plus favorable entre la règle du 1/10e (10 % de la rémunération de la période) et le maintien de salaire.

Mois de travail effectif12 mois

Sert au calcul du maintien de salaire.

Total brut perçu sur la période (salaire, primes, heures sup). Sert à la règle du 1/10e.

Jours de congés acquis
30 jours ouvrables
pour 12 mois de travail effectif (plafond annuel atteint)
Jours acquis (ouvrables)30 j
Jours acquis (ouvrés)25 j
Jours déjà pris0 j
Solde restant à prendre30 jours ouvrables
Indemnité compensatrice de congés payés (fin de contrat)
2 640 €
Règle du 1/10eRETENU
2 640 €
Maintien de salaire
2 538 €

On retient le montant le plus favorable au salarié, ici la règle du 1/10e. Calculé sur les 30 jours ouvrables non pris.

L'ICCP est due pour tout congé acquis et non pris à la rupture du contrat (licenciement, démission, fin de CDD…), et versée au solde de tout compte. Estimation indicative ; le bulletin de paie et la convention collective font foi.

Comment se calculent les congés payés acquis

Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés (article L3141-3 du Code du travail). Sur une année complète, cela représente 30 jours ouvrables, soit 5 semaines. Les « jours ouvrables » comptent tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés habituellement chômés (donc en général 6 jours par semaine, samedi inclus). Beaucoup d'entreprises décomptent en jours ouvrés (du lundi au vendredi) : on parle alors de 25 jours ouvrés par an, ce qui correspond exactement aux mêmes 5 semaines de repos.

Le décompte se fait sur la période de référence, qui va par défaut du 1er juin au 31 mai. Un mois incomplet peut être assimilé à un mois entier dès lors qu'il atteint 4 semaines ou 24 jours de travail. Notre calculateur arrondit les jours ouvrables au demi-jour supérieur et plafonne le total à 30 jours ouvrables (25 ouvrés).

À noter : depuis la loi du 22 avril 2024, les périodes d'arrêt maladie non professionnelle ouvrent aussi des droits (2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours par période). Ce calculateur raisonne sur les mois de travail effectif que vous saisissez.

L'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP)

Quand un contrat prend fin — licenciement, démission, rupture conventionnelle ou fin de CDD — et qu'il reste des congés acquis non pris, l'employeur doit les payer sous forme d'indemnité compensatrice, intégrée au solde de tout compte. Pour en fixer le montant, on compare deux méthodes et on retient la plus favorable au salarié :

  • La règle du 1/10e : l'indemnité totale des congés vaut 10 % de la rémunération brute de la période de référence ; on la ramène ensuite à la part des jours restant à prendre.
  • Le maintien de salaire : on multiplie les jours non pris par le salaire journalier (le salaire que vous auriez touché en travaillant ces jours-là).

La règle du 1/10e devient avantageuse quand la rémunération de la période a été dopée par des primes ou des heures supplémentaires : 10 % d'un brut élevé peut dépasser le simple maintien de salaire. C'est pourquoi la loi impose de retenir le résultat le plus élevé.

Exemple chiffré : fin de CDD après 7 mois à 2 200 € brut

Léa termine un CDD de 7 mois payé 2 200 € brut par mois, sans prime. Elle a posé 4 jours ouvrables pendant le contrat. Déroulons le calcul exactement comme le fait l'outil.

  1. Jours acquis : 7 mois × 2,5 = 17,5 jours ouvrables. Le chiffre est déjà un multiple de 0,5, l'arrondi au demi-jour supérieur ne change rien. On reste sous le plafond de 30.
  2. Solde restant : 17,5 acquis moins 4 pris = 13,5 jours à indemniser.
  3. Maintien de salaire : salaire journalier = 2 200 / 26 jours ouvrables moyens par mois = 84,62 €. ICCP maintien = 13,5 × 84,62 = 1 142,31 €.
  4. Règle du 1/10e : rémunération brute de la période = 7 × 2 200 = 15 400 €. Le dixième vaut 1 540 €, mais il correspond aux 17,5 jours acquis. On le ramène aux 13,5 jours restants : 1 540 × 13,5 / 17,5 = 1 188,00 €.
  5. Comparaison : 1 188,00 € (1/10e) est supérieur à 1 142,31 € (maintien). L'ICCP due au solde de tout compte est donc de 1 188,00 € brut, à laquelle s'ajoute la prime de précarité si le CDD y ouvre droit.

Saisissez 7 mois, 4 jours pris, 2 200 € de salaire et 15 400 € de rémunération de période dans le calculateur ci-dessus : vous retrouvez ces montants au centime. Ici le 1/10e gagne même sans prime, car 10 % de 26 000 € de salaire annuel théorique pèse un peu plus lourd que la valeur des jours en maintien (le rapport 2,5/26 vaut environ 9,6 %).

Les pièges à éviter

  • Mélanger jours ouvrables et jours ouvrés. 30 ouvrables = 25 ouvrés = 5 semaines : c'est le même droit, exprimé différemment. L'erreur classique consiste à déduire des jours pris comptés en ouvrés (lundi-vendredi) d'un acquis compté en ouvrables (avec le samedi) : le solde paraît alors gonflé d'un jour par semaine posée. Vérifiez sur le bulletin de paie quel décompte votre employeur applique, et gardez le même dans tout le calcul.
  • Prendre 12 × le salaire actuel comme assiette du 1/10e. L'assiette est la rémunération brute réellement perçue sur la période de référence : si vous avez été augmenté en cours de période, travaillé à temps partiel quelques mois ou touché des heures supplémentaires, le total réel diffère. Le bouton « Estimer » du calculateur (salaire × mois) ne donne qu'un point de départ à corriger.
  • Appliquer l'arrondi mois par mois. L'arrondi au nombre supérieur se fait sur le total de la période, pas sur chaque mois. 7 mois donnent 17,5 jours (arrondis à 18 au moment de poser), pas 7 fois « 2,5 arrondis à 3 » qui donnerait 21.
  • Croire qu'un mois entamé est perdu. Une période de 4 semaines ou 24 jours travaillés vaut un mois entier de droits. Un salarié entré le 10 du mois n'a pas forcément « perdu » ce mois-là : les semaines s'additionnent sur la période.
  • Diviser le salaire par 30 pour le maintien. Le salaire journalier de congé se calcule sur les jours ouvrables moyens (26 par mois) ou ouvrés (21,67), pas sur les jours calendaires. 2 200 / 30 = 73,33 € sous-évaluerait l'indemnité de 13 % par rapport aux 84,62 € corrects en ouvrables.

Cas particuliers

Temps partiel : l'acquisition est identique à un temps plein (2,5 jours ouvrables par mois, 30 par an). Un mi-temps n'acquiert pas 15 jours mais bien 30 ; c'est l'indemnité, assise sur son salaire réel, qui est plus faible. Attention au décompte des jours posés : pour un salarié qui ne travaille pas le mercredi, la semaine de congé décompte quand même 6 jours ouvrables (ou 5 ouvrés), pas seulement ses jours habituels de présence.

Congés pris par anticipation : depuis la loi du 22 mars 2012, un salarié peut poser des congés dès leur acquisition, sans attendre l'ouverture de la période de prise, avec l'accord de l'employeur. S'il part en ayant pris plus que ses droits acquis, l'employeur peut retenir le trop-perçu sur le solde de tout compte.

Primes dans l'assiette du 1/10e : les primes liées au travail fourni (prime de rendement, heures supplémentaires, majorations) entrent dans l'assiette. En revanche, les primes qui rémunèrent l'année entière, périodes de congés comprises (13e mois, prime de vacances versée globalement), en sont exclues pour éviter de les compter deux fois. Sur un salaire avec 13e mois, la base du 1/10e reste donc 12 mensualités, pas 13.

Le calculateur borne les jours pris au nombre de jours acquis et ne gère pas les compteurs négatifs : pour un trop-perçu, calculez la retenue à part (jours en trop × salaire journalier).

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés acquiert-on par mois ?
On acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an (5 semaines). Exprimé en jours ouvrés (du lundi au vendredi), cela fait environ 2,08 jours par mois, soit 25 jours ouvrés par an. Le total annuel est plafonné à 30 jours ouvrables.
Qu'est-ce que la période de référence des congés payés ?
C'est la période sur laquelle on compte vos droits à congés. Par défaut, elle court du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours (un accord d'entreprise ou de branche peut la décaler, par exemple sur l'année civile). On compte le nombre de mois de travail effectif sur cette période pour déterminer les jours acquis.
Qu'est-ce que l'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) ?
C'est une somme versée au salarié pour les congés acquis mais non pris au moment où le contrat prend fin (licenciement, démission, rupture conventionnelle, fin de CDD). Elle figure dans le solde de tout compte et est due quelle que soit la cause de la rupture, sauf faute lourde dans de rares cas.
Comment calcule-t-on le montant de l'ICCP ?
On calcule l'indemnité de deux façons et on retient le montant le plus favorable au salarié : la règle du 1/10e (10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence, ramenée aux jours restant à prendre) et le maintien de salaire (les jours non pris multipliés par le salaire journalier). Le plus élevé des deux est versé.
Comment fonctionne l'ICCP pour un CDD ?
À la fin d'un CDD, les congés acquis sont presque toujours payés sous forme d'ICCP (le salarié n'a souvent pas eu le temps de les poser). Elle est calculée comme pour un CDI, sur les jours acquis pendant le contrat. Elle s'ajoute, le cas échéant, à la prime de précarité (indemnité de fin de contrat).
Les congés non pris sont-ils toujours payés à la fin du contrat ?
Oui : tout congé légalement acquis et non pris donne droit à l'ICCP au moment de la rupture. En revanche, si vous quittez l'entreprise après avoir pris plus de jours que ceux acquis, l'employeur peut retenir le trop-perçu sur votre solde de tout compte.
Combien de jours de congés après 6 mois de travail ?
6 mois × 2,5 = 15 jours ouvrables, soit 12,5 jours ouvrés (6 × 25/12). Après 3 mois : 7,5 jours ouvrables. Après 9 mois : 22,5 jours ouvrables. Le plafond de 30 jours ouvrables est atteint à 12 mois.
Un salarié à temps partiel acquiert-il moins de congés ?
Non. Un salarié à temps partiel acquiert les mêmes 2,5 jours ouvrables par mois qu'un temps plein, donc 30 jours ouvrables par an. La différence se fait sur le montant : l'indemnité de congés est calculée sur son salaire réel, donc proportionnelle à son temps de travail.
Comment est calculé le salaire journalier pour le maintien de salaire ?
On divise le salaire mensuel brut par le nombre moyen de jours du décompte : 26 jours ouvrables par mois, ou 21,67 jours ouvrés. Exemple : 2 200 € / 26 = 84,62 € par jour ouvrable. Un jour de congé décompté en ouvrable « vaut » donc moins cher qu'un jour ouvré (2 200 € / 21,67 = 101,52 €), mais on en pose plus pour une même semaine : le résultat final est équivalent.

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Estimation à titre indicatif (barème légal 2026). Votre convention collective peut prévoir des règles plus favorables (jours supplémentaires, congés d'ancienneté). Le bulletin de paie et le solde de tout compte font foi.