Calcul d'ancienneté dans l'entreprise
Indiquez votre date d'embauche : on calcule votre ancienneté en années, mois et jours, ainsi qu'en années décimales (la base utile pour vos indemnités). Jusqu'à aujourd'hui ou à une date de fin de contrat.
Réponse rapide
L'ancienneté se compte du premier jour du contrat (date d'embauche, période d'essai incluse) jusqu'à la date de calcul, en années, mois et jours.
Exemple : embauché le 1er mars 2019, au 1er septembre 2026 vous avez 7 ans et 6 mois d'ancienneté, soit 7,50 années en décimal — la base utilisée pour proratiser une indemnité de licenciement (1/4 de mois par an, puis 1/3 au-delà de 10 ans).
Premier jour du contrat (période d'essai incluse).
Base usuelle pour proratiser une indemnité (¼ ou ⅓ de mois par an).
Décompte calendaire à la journée près, années bissextiles incluses. Les années décimales utilisent l'année moyenne de 365,25 jours.
Comment l'ancienneté se calcule
L'ancienneté est la durée écoulée depuis votre entrée dans l'entreprise. Son point de départ est le premier jour du contrat de travail : la période d'essai en fait partie et n'est jamais retranchée. On la décompte ensuite jusqu'à une date de référence — aujourd'hui pour connaître son ancienneté en cours, ou la date de fin de contrat (rupture, départ) pour le calcul d'une indemnité.
Le décompte se fait en cascade, comme un âge : d'abord les années pleines, puis les mois pleins restants, puis les jours. Les mois de 28 à 31 jours et les années bissextiles sont gérés automatiquement. À côté de cette décomposition, l'ancienneté en années décimales (durée réelle divisée par 365,25 jours) donne un nombre directement multipliable : c'est elle qui sert à proratiser une indemnité.
Périodes assimilées : ce qui compte (ou pas)
Pour ouvrir et calculer un droit (indemnité de licenciement, prime d'ancienneté, congés…), la loi assimile certaines absences à du temps de travail effectif. Comptent dans l'ancienneté : les congés payés, le congé maternité, paternité et d'adoption, les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, les congés pour événements familiaux, les périodes de formation et le préavis.
À l'inverse, le congé parental d'éducation à temps plein n'est retenu que pour moitié ; le congé sabbatique, le congé sans solde et les périodes de grève ne comptent en principe pas. Enfin, un CDD immédiatement suivi d'un CDI chez le même employeur fait courir l'ancienneté depuis le premier jour du CDD.
Ce calculateur mesure la durée calendaire brute entre deux dates : il n'ajoute ni ne retranche ces périodes assimilées. À ajuster selon votre situation et, surtout, selon votre convention collective, qui peut être plus favorable.
Pour aller plus loin
Votre ancienneté conditionne directement le montant de plusieurs indemnités. Une fois votre durée connue, estimez :
- Indemnité de licenciement — 1/4 puis 1/3 de mois par année d'ancienneté.
- Indemnité de rupture conventionnelle — au moins l'indemnité légale, fondée sur l'ancienneté.
Questions fréquentes
- À partir de quelle date compte l'ancienneté ?
- L'ancienneté se compte à partir du premier jour du contrat de travail, c'est-à-dire la date d'embauche. La période d'essai est incluse : elle n'est pas retranchée de l'ancienneté. Le point de départ est donc le tout premier jour de présence dans l'entreprise.
- Comment calculer son ancienneté en années, mois et jours ?
- On décompte la durée calendaire entre la date d'embauche et la date de calcul (aujourd'hui ou une date de fin de contrat). On exprime le résultat en années pleines, puis mois pleins restants, puis jours restants, exactement comme un calcul d'âge. Exemple : embauché le 1er mars 2019, au 1er septembre 2026 l'ancienneté est de 7 ans, 6 mois et 0 jour.
- Qu'est-ce que l'ancienneté en années décimales ?
- C'est l'ancienneté exprimée en nombre décimal d'années (durée réelle divisée par 365,25 jours). Elle sert à proratiser une indemnité. Exemple : 7 ans et 6 mois ≈ 7,50 années. L'indemnité légale de licenciement vaut 1/4 de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà, et ce prorata se calcule justement sur ces années décimales.
- Quelles périodes comptent dans l'ancienneté ?
- Sont assimilées à du temps de travail effectif et comptent dans l'ancienneté : les congés payés, le congé maternité, paternité et d'adoption, les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, les congés pour événements familiaux, les périodes de formation et le préavis. Le congé parental d'éducation à temps plein, lui, ne compte que pour moitié.
- Quelles périodes ne comptent pas dans l'ancienneté ?
- Ne sont en principe pas prises en compte : le congé sabbatique, le congé sans solde et les périodes de grève. Le congé parental à temps plein n'est retenu qu'à 50 %. Attention : votre convention collective peut prévoir des règles plus favorables (par exemple une reprise d'ancienneté), à vérifier au cas par cas.
- Un CDD puis un CDI : l'ancienneté repart-elle de zéro ?
- Non. Lorsqu'un CDD est immédiatement suivi d'un CDI chez le même employeur, sans interruption, l'ancienneté du salarié en CDI se calcule depuis le premier jour du premier CDD. La période sous CDD est donc reprise dans l'ancienneté.
Calculateurs liés
- Indemnité de licenciement
- Indemnité de rupture conventionnelle
- Indemnité de départ à la retraite
- Congés payés acquis
Estimation à titre indicatif. L'ancienneté légale exacte, les périodes assimilées et les règles plus favorables dépendent de votre convention collective. Ne se substitue pas à un conseil juridique.