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Prime de précarité CDD 2026 : calcul de l'indemnité de fin de contrat

Estimez votre prime de précarité de fin de CDD (ou l'IFM en intérim) en quelques secondes : 10 % de la rémunération brute totale du contrat. Le calculateur rappelle aussi les cas d'exclusion et les congés payés.

Réponse rapide

La prime de précarité = 10 % de la rémunération brute totale versée pendant tout le CDD. Pour un contrat de 6 mois à 2 000 € brut/mois (12 000 € au total), elle s'élève à 1 200 €.

Même règle pour l'IFM (indemnité de fin de mission) en intérim. Elle s'ajoute à l'indemnité de congés payés. Le taux peut être abaissé à 6 % par accord de branche prévoyant une contrepartie formation.

6 mois

Brut total estimé : 12 000 € (2 000 € × 6)

Prime de précarité
1 200 €
10 % de 12 000 € brut
Rémunération brute totale (assiette)12 000 €
Taux appliqué10 %
Prime de précarité (à verser)1 200 €
+ Indemnité de congés payés (~10 %)1 200 €
= Total indicatif en fin de contrat2 400 €

L'indemnité compensatrice de congés payés s'ajoute à la prime de précarité : elle est due dès qu'il reste des congés non pris. Montant donné à titre indicatif.

Quand la prime n'est-elle PAS due ? (cas d'exclusion)
  • CDD saisonnier ou contrat d'usage (secteurs où le recours au CDD est habituel)
  • Contrat conclu avec un jeune (étudiant, élève) pendant ses vacances scolaires ou universitaires
  • Refus par le salarié d'un CDI proposé sur le même poste (ou un poste similaire) à rémunération au moins équivalente
  • Embauche en CDI à la suite immédiate du CDD
  • Rupture anticipée à l'initiative du salarié, ou pour faute grave (ou lourde) du salarié, ou par force majeure
  • Contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, et autres contrats aidés / de formation

Prime de précarité (Code du travail L1243-8). Estimation indicative ; le bulletin de paie fait foi.

Qu'est-ce que la prime de précarité ?

La prime de précarité, ou indemnité de fin de contrat, compense la situation précaire dans laquelle se trouve un salarié en CDD une fois son contrat terminé. Elle est prévue par l'article L1243-8 du Code du travail. Son montant est simple à calculer : il correspond à 10 % de la rémunération brute totale perçue sur l'ensemble du contrat (salaires de base, primes, heures supplémentaires comprises).

En intérim, l'équivalent s'appelle l'indemnité de fin de mission (IFM), encadrée par l'article L1251-32 : elle obéit à la même règle des 10 % de la rémunération totale de la mission. Dans les deux cas, cette indemnité est versée avec le dernier salaire et figure sur le bulletin de paie.

Taux de 10 % ou 6 % ?

Le taux de droit commun est de 10 %. Une convention ou un accord de branche étendu peut toutefois le ramener à 6 %, mais uniquement en échange d'une contrepartie réelle : un accès privilégié du salarié à la formation professionnelle (action de formation, bilan de compétences, etc.). En l'absence d'un tel accord, c'est le taux de 10 % qui s'applique. Dans le doute, laissez le calculateur sur 10 %.

Les cas où la prime n'est pas due

Plusieurs situations privent le salarié de la prime de précarité (articles L1243-8 et L1243-10 du Code du travail) :

  • CDD saisonnier ou contrat d'usage (secteurs où le recours au CDD est habituel) ;
  • contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires ;
  • refus par le salarié d'un CDI proposé sur le même poste à rémunération au moins équivalente ;
  • embauche en CDI immédiatement à la suite du CDD ;
  • rupture anticipée à l'initiative du salarié, pour faute grave (ou lourde) ou par force majeure ;
  • contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, et autres contrats aidés ou de formation.

À retenir : la prime de précarité s'ajoute à l'indemnité compensatrice de congés payés (environ 10 % aussi), qui reste due dans tous les cas dès qu'il reste des congés non pris. C'est un complément de salaire, donc soumis aux cotisations et à l'impôt sur le revenu.

Exemple chiffré pas à pas

Prenons un CDD de 8 mois à 2 100 € brut par mois, avec une prime de fin d'année de 300 € versée en décembre. Voici exactement ce que fait le calculateur :

  • Étape 1, l'assiette : rémunération brute totale = 2 100 € × 8 mois = 16 800 €, plus la prime de 300 €, soit 17 100 €. Attention : le mode « Salaire × durée » du calculateur multiplie simplement le mensuel par la durée (16 800 €). Pour intégrer la prime de 300 €, basculez sur « Brut total connu » et saisissez 17 100 €.
  • Étape 2, la prime : 17 100 € × 10 % = 1 710 €. Si un accord de branche prévoit le taux réduit : 17 100 € × 6 % = 1 026 €, soit 684 € de moins.
  • Étape 3, les congés payés : le calculateur ajoute une indemnité compensatrice indicative de 17 100 € × 10 % = 1 710 € (règle du dixième, si aucun congé n'a été pris).
  • Étape 4, le total : 1 710 € + 1 710 € = 3 420 € bruts versés avec le dernier salaire. Vous pouvez refaire chaque ligne à la main : c'est une simple multiplication, sans barème ni tranche.

Les pièges à éviter

  • Oublier les primes et heures sup dans l'assiette. Le mode « Salaire × durée » ne voit que le salaire de base. Si vous avez touché des heures supplémentaires, une prime d'objectif ou un 13e mois au prorata, additionnez tous vos bruts de bulletin en bulletin et utilisez le mode « Brut total connu », sinon la prime est sous-estimée.
  • Sous-estimer l'indemnité de congés payés réelle. Le calculateur l'estime à 10 % du brut seul (1 710 € dans l'exemple). Sur le bulletin, l'article L1242-16 impose au moins 1/10e de la rémunération totale, prime de précarité incluse : 10 % de 18 810 € = 1 881 €. L'outil affiche donc une fourchette basse, jamais trop haute.
  • Confondre brut et net. Les 1 710 € de l'exemple sont bruts : cotisations salariales puis prélèvement à la source s'appliquent, comme sur un salaire ordinaire.
  • Démissionner à quelques jours du terme. Une rupture anticipée à votre initiative fait perdre toute la prime, même à 95 % du contrat effectué. Sur un CDD de 17 100 € de brut, partir une semaine avant le terme coûte 1 710 €.
  • Refuser un CDI équivalent en pensant garder la prime. Si l'employeur propose un CDI sur le même poste avec une rémunération au moins égale et que vous refusez, la prime saute (article L1243-10).

Cas particuliers : renouvellement, temps partiel, contrats successifs

CDD renouvelé : le renouvellement prolonge le même contrat. L'assiette court du premier jour du contrat initial au dernier jour du renouvellement, et la prime est versée en une seule fois au terme final. Un CDD de 6 mois renouvelé 6 mois à 2 000 € donne une prime unique de 2 400 € (10 % de 24 000 €), pas deux primes de 1 200 €.

CDD successifs distincts : deux contrats séparés (avec délai de carence ou postes différents) déclenchent chacun leur propre prime, versée à chaque fin de contrat. Trois missions d'intérim dans l'année produisent trois IFM distinctes, calculées mission par mission.

Temps partiel : aucune règle spécifique. La prime vaut 10 % de ce qui a réellement été versé. Un mi-temps de 12 mois à 1 050 € brut mensuel donne 10 % de 12 600 €, soit 1 260 €, ni plus ni moins.

Embauche en CDI différée : seule l'embauche en CDI qui suit immédiatement le CDD prive de la prime. Si vous êtes réembauché en CDI après une vraie interruption, la prime du CDD reste acquise puisqu'elle était due au terme du contrat.

Pour aller plus loin

Vous quittez un CDI ? Estimez plutôt votre indemnité de rupture conventionnelle ou votre indemnité de licenciement.

Questions fréquentes

Comment se calcule la prime de précarité ?
La prime de précarité (indemnité de fin de CDD) est égale à 10 % de la rémunération brute totale versée pendant tout le contrat. Exemple : pour un CDD de 6 mois à 2 000 € brut/mois, soit 12 000 € de brut total, la prime est de 1 200 €. Pour l'intérim, l'IFM (indemnité de fin de mission) suit la même règle des 10 %.
Le taux peut-il être inférieur à 10 % ?
Oui, mais c'est rare. Un accord ou une convention de branche peut abaisser le taux à 6 % au lieu de 10 %, à condition de prévoir une contrepartie : un accès privilégié à la formation professionnelle (par exemple un bilan de compétences). Sans un tel accord, le taux de 10 % s'applique.
Dans quels cas la prime de précarité n'est-elle pas due ?
La prime n'est pas versée si : le CDD est saisonnier ou un contrat d'usage ; il s'agit d'un contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires ; le salarié refuse un CDI proposé sur le même poste à rémunération au moins équivalente ; le CDD débouche immédiatement sur un CDI ; la rupture anticipée vient du salarié, d'une faute grave ou d'un cas de force majeure ; ou s'il s'agit d'un contrat d'apprentissage, de professionnalisation ou d'un contrat aidé.
La prime de précarité s'ajoute-t-elle aux congés payés ?
Oui. La prime de précarité (10 %) et l'indemnité compensatrice de congés payés (environ 10 % aussi, due dès qu'il reste des congés non pris) sont deux sommes distinctes qui se cumulent à la fin du contrat. Notre calculateur affiche les deux et leur total indicatif.
La prime de précarité est-elle imposable et soumise à cotisations ?
Oui. Contrairement à certaines indemnités de rupture, la prime de précarité est un complément de salaire : elle est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Le montant calculé ici est un montant brut.
Quelle base de rémunération prendre en compte ?
On retient la rémunération brute totale réellement perçue sur toute la durée du contrat : salaires de base, mais aussi primes, heures supplémentaires et avantages versés. On n'y inclut pas l'indemnité de congés payés elle-même, qui se calcule à part.
Le renouvellement du CDD change-t-il le calcul de la prime ?
Non : un CDD renouvelé reste le même contrat. La prime se calcule sur la totalité des salaires bruts versés depuis le premier jour du contrat initial jusqu'au terme du dernier renouvellement, et elle est versée en une seule fois à la fin. Exemple : CDD de 4 mois à 2 000 € brut, renouvelé 4 mois : prime = 10 % de 16 000 € = 1 600 €, versée au terme des 8 mois. En revanche, deux CDD distincts séparés par un délai de carence donnent lieu chacun à leur propre prime.
Quel est le montant net de la prime de précarité ?
Le calculateur affiche un montant brut. La prime subit les mêmes cotisations salariales qu'un salaire (de l'ordre de 22 % dans le secteur privé) : une prime de 1 200 € brut laisse donc environ 930 à 940 € nets avant impôt, ordre de grandeur. Elle entre aussi dans le revenu imposable et subit le prélèvement à la source.
L'indemnité de congés payés se calcule-t-elle sur la prime de précarité ?
Oui. L'article L1242-16 du Code du travail fixe l'indemnité compensatrice de congés payés à au moins 1/10e de la rémunération totale brute du contrat, prime de précarité incluse. Pour 17 100 € de salaires bruts et 1 710 € de prime, l'indemnité de congés payés minimale vaut donc 10 % de 18 810 €, soit 1 881 €, et non 1 710 €. Le calculateur affiche une estimation hors prime, volontairement prudente.

Calculateurs liés

Estimation à titre indicatif. Le montant exact figure sur votre bulletin de paie et dépend de la rémunération réellement versée. Ne se substitue pas à un conseil juridique ni au bulletin de salaire.